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Les derniers commentaires

Voici les 20 derniers commentaires publiés sur Le Signal Économie.

  • WallStreetKitten Science économique et choix politiques – S01E02 Merci beaucoup ! 🙂21 septembre 2018 à 18:35
  • Olivier Simard-Casanova Science économique et choix politiques – S01E02 @wallstreetkitten Tu trouveras ici les sources sur les prévisions post-Brexit du FMI.21 septembre 2018 à 15:37
  • Olivier Simard-Casanova Les effets négatifs très concrets des droits de douane de Donald Trump Les recherches déjà conduites à ce sujet laissent penser que les gains des gagnants seront très loin de compenser les pertes des perdants : https://lesignal.info/2018/03/la-guerre-commerciale-initiee-par-donald-trump-pourrait-couter-cher-aux-etats-unis.osc https://lesignal.info/2018/03/le-cout-dramatique-en-emploi-des-droits-de-douane-de-donald-trump.osc https://lesignal.info/2018/03/40-economistes-americains-qui-ne-croient-pas-aux-droits-de-douane-de-donald-trump.osc Cela étant, je te rejoins sur ton dernier point, qui est un peu ce que je disais dans la remarque n°1 (j'ai remarqué une erreur de formatage, il manquait des puces ordonnées, j'ai corrigé ça).28 août 2018 à 21:55
  • Olivier Simard-Casanova Le divorce sauve des vies La théorie du choix rationnel est effectivement un modèle, qui permet d'isoler/neutraliser d'autres mécanismes (qui existent par ailleurs aussi). L'idée est d'essayer d'identifier ce qui relève effectivement d'un choix, de sorte à avoir les politiques (publiques ou privées) adéquates pour les modifier. Les explications alternatives nécessitent effectivement de faire appel à d'autres disciplines, comme la sociologie, la psychologie, l'anthropologie, etc. L'histoire et la science politique peuvent certainement apporter des choses, la dernière en expliquant par exemple comment, politiquement, on en est venu à avoir les moyens de légaliser le divorce unilatéral. (Ça fait beaucoup de "effectivement" dans un seul commentaire ça !)28 août 2018 à 21:52
  • WallStreetKitten Les effets négatifs très concrets des droits de douane de Donald Trump Il y a aura aussi des gagnants (au moins partiellement) : tous ceux qui vont profiter d'une concurrence réduite, voir d'un éventuel effet "achat patriotique". Dans le sens là les gagnants sont plutôt facile à identifier, et les perdants assez diffus ou pas assez touchés pour vraiment râler. Ce qui explique sans doute pourquoi le libre échange à toujours été plus facile à détruire qu'a construire...28 août 2018 à 16:39
  • Robin PETIT--GERBIER Le divorce sauve des vies C'est bien sympa ton interprétation à deux vitesses fondée sur les stéréotypes de genre. Mais ce que j'ai trouvé intéressant, c'est de parler de choix et donc de neutraliser toute explication a priori. Ainsi, en plus des explications que tu avances, on peut aussi estimer que non seulement, le suicide n'est plus la seule alternative à un divorce impossible, mais peut être que le divorce est aussi une alternative (moins coûteuse) au suicide (si les raisons qui y poussent ne sont pas d'ordre conjugales, mais qu'aucune solution au mal-être se trouve dans le statu quo). Et il y aurait plein d'autres explications envisageable. C'est là la valeur ajoutée de la science économique comme science du choix. Pour ce qui est de discriminer les différentes explications, ça relève pus de la sociologie ou de la psychologie, je me trompe?7 août 2018 à 14:50
  • Olivier Simard-Casanova La science économique n’est plus ce qu’elle était – et c’est tant mieux ! J'ai préféré "moins cohérent" à autre chose car il me semble que cela convoie l'idée sous-jacente, à savoir que comme tu le dis, l'unité théorique est moins importante que le respect des "contraintes empiriques" (genre modéliser un truc empiriquement infondé, ça devient difficile à défendre…). Et oui, si cela doit aboutir à des modèles qui ont des difficultés à dialoguer entre eux, tant pis. Un exemple de ça est probablement en finance, où il y a deux littératures assez peu compatibles qui co-existent mais qui sont toutes les deux aussi solides (un peu comme quantique et relativité en physique) : la finance comportementale (Pierre pourra certainement mieux en parler que moi) et une finance plus "traditionnelle" dans ses outils. Sans que ça ne vire d'ailleurs au pugilat permanent (même s'il y a sans doute des controverses ici et là), mais plutôt en mode "on attend l'avènement d'un modèle susceptible de rendre compte des deux littératures dans un cadre unifié" (et c'est là où je pense que Xavier Gabaix peut faire des miracles, cf ce commentaire : https://lesignal.info/2018/06/etre-rationnel-pour-un-economiste.osc#comment-1130).18 juillet 2018 à 20:53
  • Olivier Simard-Casanova La science économique n’est plus ce qu’elle était – et c’est tant mieux ! Je ne pense pas que la question se limite à l'économie comportementale. La rationalité limitée n'est pas trop liée (en tout cas historiquement) à l'économie comportementale. Idem pour l'information imparfaite, qui a quand même profondément changé la façon de réfléchir à tout un tas de problèmes. Pour ce qui est des connaissances des étudiants de licence, je ne suis pas trop d'accord : il y a probablement encore du boulot (mais de base, ça prend du temps de faire descendre les résultats jusqu'à la licence), mais les facs font de gros efforts. En tout cas, à Nancy et à Strasbourg, je peux témoigner que les cours d'introduction à la microéconomie ne sont plus du type "max U sous contrainte R = B et pose pas de questions". Enfin, ça me paraît vraiment exagéré de dire que la rationalité maximisatrice est empiriquement à côté de la plaque. Mais comme c'est pas moi qui fait cette allégation, ça n'est pas à moi de la prouver 😉18 juillet 2018 à 20:43
  • Olivier Simard-Casanova Être rationnel pour un économiste Absolument ! Ce qui pose aussi des questions sur ce que l'on mesure, du type : si je mesure un phénomène (par exemple l'évolution d'un cours de bourse) toutes les secondes, mais que la "vraie donnée" n'est pas générée toutes les secondes mais tous les millièmes de seconde, est-ce que ma mesure a vraiment un sens ?18 juillet 2018 à 20:38
  • Robin PETIT--GERBIER La science économique n’est plus ce qu’elle était – et c’est tant mieux ! Tu as traduit "less disciplinated" par "moins cohérent" dans le septième paragraphe. J'ai une petite tendance à être d'accord avec toi, mais tu pourrais l'expliquer? Surtout renforcé par "less rigor" dans la phrase d'après. Ce que je vois c'est que d'après ce que tu en dis, on n'hésite moins à avoir des modèles et des résultats contradictoires (incohérents) s'ils sont validés empiriquement. Mais est ce que c'est fidèle au texte d'origine? Très intéressante la comparaison avec la socio.4 juillet 2018 à 17:13
  • WallStreetKitten La science économique n’est plus ce qu’elle était – et c’est tant mieux ! Personnellement j'ai une vue un peu plus nuancée. L'économie comportementale me semble souvent être utilisée comme réponse facile à certaines critiques sur l'homo hoeconomicus. Mais ces critiques sont-elles si loin de la réalité ? En pratique, même les concepts centraux de l'éco comportementale restent largement méconnus. La théorie des prospectives de Kahneman a plus de 40 ans, et quasi aucun étudiant de licence (voir souvent de master) n'a eu l’occasion de l'étudier. Pourtant, elle présente un cadre plus large que la théorie de l'utilité espérée, tout en ayant une portée explicative des faits empiriques bien plus grande. Dans mon université (Paris 1), je prend le pari que en dehors des masters recherche en finance et des éco-psycho, aucun étudiant n'a eu de cours d'économie comportementale basique. En dehors des étudiants, j'ai l'impression que la majorité de la recherche se fait encore dans le cadre classique de rationalité maximisatrice et bayésienne, qui est complétement à coté de la plaque en terme de résultats empiriques. Alors oui on a l'éco expérimentale et on sait prendre en compte le comportement "réel" des humains, mais en pratique je trouve cette prise en compte trop limitée par rapport à ce qu'elle devrait être si notre profession était un peu plus rigoureuse scientifiquement. 🙂2 juillet 2018 à 19:29
  • WallStreetKitten Être rationnel pour un économiste Histoire de complexifier le problème, il y aussi la question de l'échelle à laquelle on regarde les choses. Par exemple certains biais individuels disparaissent au niveau collectif (sur un marché). A l'inverse, certains phénomènes collectifs ne sont pas présent au niveau individuel. Autrement dit : regarder ce qui se passe au niveau de l'individu n'est pas toujours suffisant ou pertinent, quel que soit la façon de regarder. Pour ces histoires de moyenne, Il y a une blague qui dit : trois économètres vont à la chasse au canard. Le premier tire, 1 mètre trop haut. Le seconde un mètre en dessous de la cible. Le troisième dit : "en moyenne on l'a eu". Comme quoi, on peut avoir raison "en moyenne" et avoir de gros problèmes par rapport à notre ambition initiale. :p22 juin 2018 à 11:12
  • WallStreetKitten Être rationnel pour un économiste J'ai pas mal de réserves sur la question de savoir si les modèles à la Gabaix sont une bonne piste (ils sont clairement intéressant), mais ça serait un compliqué à expliquer ma position ici. Tout ça ouvre tellement de pistes de discussions et de débats passionnants sur l’épistémologie, l'empirisme, la façon de percevoir la rationalité, les origines philosophiques de ces perceptions, etc.22 juin 2018 à 11:03
  • Olivier Simard-Casanova Être rationnel pour un économiste C'est une version simplifiée disons, du modèle de base en économie. On peut spécifier les fonctions d'utilité par exemple, il en existe d'ailleurs tout un tas ayant des propriétés plus ou moins différentes selon ce que l'on veut modéliser. (Attention toutefois, les x_i ne sont pas des utilités mais simplement des "items". L'utilité est donnée par les fonctions U_i, que je n'appellerai pas "loi de préférence" non plus car on reste dans une modélisation, alors qu'une loi est davantage un résultat établi, comme par exemple la loi de l'offre et la demande.) Dans les faits, on fait des prédictions à partir de "vrais" modèles (pas la version simplifiée exposée ici), et en vérifier les prédictions avec des données empiriques ou expérimentales. Voir par exemple ces trois épisodes de podcast : - https://lesignal.info/2018/04/bracelet-electronique-et-emplois-familiaux-des-parlementaires-francais.osc - https://lesignal.info/2016/11/ep2-reduire-les-risques-industriels-a-laide-du-droit-julien-jacob.osc - https://lesignal.info/2016/10/ep1-quand-leconomiste-sinteresse-au-droit-romain-espinosa.osc Pour tout un tas de raisons, je n'utiliserais pas le terme "homo œconomicus" pour décrire ce modèle d'utilité simple. Cela étant précisé, on peut effectivement voir le toy model que j'ai exposé ici comme une version "pure", sans frictions, à laquelle on va rajouter des propriétés selon la question de recherche. On apprend ce modèle aux étudiants de première année universitaire, mais dans les papiers publiés, les modèles sont (heureusement) plus riches. Sur l'omniscience, c'est compliqué. On peut voir les problèmes d'information de deux façons : soit l'information est difficile à extraire parce que c'est "l'environnement" qui rend ça compliqué (donc c'est externe à l'individu). Soit l'information est là, mais ce sont les individus qui ont du mal à traiter (donc c'est interne). Mais dans les deux cas, cela ne remet pas en question cette classe de modèle, car la rationalité limitée, par exemple, n'est pas vraiment une remise en question de ces modèles mais plutôt une d'extension : le modèle que j'ai décrit ici est ce qu'il se passe si la limitation de la rationalité tendrait vers zéro. Dans certains cas on peut certainement aussi argumenter qu'en moyenne, les individus sont capables d'agréger l'information pertinente pour prendre de bonnes décisions, mais là, il faut voir au cas par cas.18 juin 2018 à 15:40
  • Olivier Simard-Casanova Être rationnel pour un économiste Je ne connais pas ce type de modèle, mais il ne faut pas oublier la dimension esthétique des modèles d'utilité sous contrainte : ils permettent une unité théorique entre virtuellement tous les champs de la discipline, et de nombreux chercheurs y sont attachés (moi inclus). J'en ai même entendu certains dire que ces modèles étaient ce qui définit la science économique. Je pense plutôt que ces modèles vont muter, un peu à la Gabaix, plutôt que disparaître : https://academic.oup.com/qje/article-abstract/129/4/1661/1854039?redirectedFrom=PDF18 juin 2018 à 15:29
  • Robin PETIT--GERBIER Être rationnel pour un économiste Super intéressant. Du coup est ce vraiment un modèle que tu présente ici où une représentation mathématique? Du coup on pourrait faire des prédictions en postulant des utilités (x*) et des lois de préférences (Ui) plus ou moins linéaires à partir d'un jeu de donnée ou d'hypothèses, et c'est cela qui constituerait un modèle. Si je me permets une analogie, j'ai vraiment bien saisi que l'homo oeconomicus était un concept valable en la mettant en parallèle avec celle des corps noirs en physique (du rayonnement). On considère grossièrement tout corps comme absolument absorbant et émissif (corps noir), ce qui n'existe pas dans la nature, mais on lui ajoute des caractéristiques pour mimer des comportements plus réalistes (surface réfléchissante, transparence...). Est ce un peu pareil avec l'homo oeconomicus? Ensuite j'avais cru comprendre les "critiques" parle de l'homo oeuconomicus comme le postulat d'un individu non seulement rationnel (au sens économique, comme tu le décris, rare sont ce qui ne comprenne encore pas ça je pense) mais surtout plutôt omniscient : capable de faire des choix instantanément selon une compréhension absolue du contexte. Si c'est le cas, est ce justifiable par le fait qu'il soit représentatif d'une moyenne, c'est à dire d'un agrégat? Ou est ce un postulat qui demande à être tempéré dans chaque modèle comme pour les corps noir. Ou est ce faux. Et aussi est ce que pour la rationalité limité est une remise en cause du modèle classique? (je crois que oui : https://lesignal.info/2018/01/neoclassique-mainstream-et-orthodoxe-quelles-differences-lien-partage-2.osc) PS : tu pourrais mettre un lien vers ton article sur la définition de l'économie vue que tu y fait pas mal référence https://lesignal.info/2017/09/quest-ce-que-la-science-economique.osc18 juin 2018 à 15:14
  • WallStreetKitten Être rationnel pour un économiste Je prend le pari que dans quelques décennies ce genre de modèles sera complétement abandonné pour embrasser les modèles de rationalité évolutive : http://evonomics.com/please-not-another-bias-the-problem-with-behavioral-economics/ Bizarrement, j'ai l'impression que ce genre de travaux reste encore totalement inconnu de 99% des économistes. Vivement que ça change. 🙂18 juin 2018 à 12:35
  • Olivier Simard-Casanova Être rationnel pour un économiste Merci pour ton commentaire. Je ne suis volontairement pas entré dans le détail des préférences, parce que je pense que leur formulation n'est pas très importante : elle a certes une (grande) influence technique, pour que les modèles puissent avoir une solution analytique. Mais les axiomes ne sont pas des hypothèses ou des "conditions" qui doivent être respectées pour que les modèles soient valides. Ça pourrait faire l'objet d'un article dédié toutefois. Je ne suis pas non plus certain que la rationalité optimisatrice se limite à la version d'homo œconomicus que tu décris. Je pense notamment à ce (fascinant) papier de Xavier Gabaix, qui construit un opérateur max alternatif prenant en compte un certain nombre de biais cognitifs : https://academic.oup.com/qje/article-abstract/129/4/1661/1854039?redirectedFrom=PDF Cela dit, je ne me souviens plus si les préférences des agents que modélise son smax respectent les axiomes habituels de la théorie du consommateur. De manière générale, il n'y a certainement pas une manière unique de présenter la rationalité (optimisatrice). Pour ma part, je préfère me contenter de la métaphore de l'usage optimisé des ressources, parce qu'elle me paraît plus parlante pour le public.13 juin 2018 à 12:57
  • Maxime Cremel Être rationnel pour un économiste Merci pour l’article et bon courage pour ton sprint final dans la thèse ! En complément, la rationalité en économie fait aussi référence au concept d’homo œconomicus qui décrit un individu d’abord comme une entité capable d’ordonner plusieurs choix possibles en fonction de ses préférences (ce qui suppose plusieurs axiomes préalables) - avant de prendre la décision dite « optimale » (X*) qui maximisera son bien-être compte tenu des ressources qu’il dispose. Je pense donc que la rationalité représente bien plus qu’ « utiliser ses ressources pour atteindre ses objectifs », c’est aussi savoir déterminer et ordonner ses « objectifs optimaux » en fonction de ses préférences, la contrainte de ressources étant subséquente à la fonction de bien-être... non ? C’est un detail conceptuel mais ta définition « simplifiée » me gêne un peu... Proposition : Être rationnel = (1) savoir ordonner plusieurs alternatives en fonction de ses préférences + (2) choisir celle qui maximise l’utilité compte tenu des ressources disponibles13 juin 2018 à 11:03
  • Gosha Fin des articles d’actualité sur le Signal Économie, recentrage sur la science économique Perso, j'aimais bien les sujets d'actualité pour comprendre les enjeux et voir ce que dise "les chiffres". Mais je comprend pourquoi, vous ne voulez plus en faire ... 🙂22 mai 2018 à 17:14

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